Analyse du SNM-CGT sur le travail à distance
Une note sur le travail à distance mise en place à Météo-France.
Pour rappel, à Météo-France, travailler à distance c’est travailler pour un service de Météo-France sans être présent physiquement sur le lieu de travail du service. Toutefois, l’agent.e doit travailler depuis un lieu de travail de Météo-France.
Cette note a pour but d’encadrer la pratique du travail à distance, tant au niveau des personnels éligibles que des lieux depuis lesquels le travail à distance est possible.
Le cadre général
4 possibilités pour candidater sur un poste de travail à distance
– Être déjà en travail à distance
ou
– Être affecté au sein d’une DIR de l’hexagone, d’un CRA, ou d’une zone territoriale d’observation.
ou
– Être affecté sur un poste qui va faire l’objet d’une suppression ou d’une réorganisation.
ou
– Être en position de détachement et demander sa réintégration dès lors que le poste occupé antérieurement au détachement était localisé au sein d’une DIR de l’hexagone, d’un CRA, ou d’une zone territoriale d’observation ou avait fait l’objet d’une suppression ou d’une réorganisation.
Les 11 lieux depuis lesquels la travail à distance est possible : les 7 CMIR de l’hexagone, Lannion, Brest (CMM), Grenoble et Toulouse (Météopole).
Notre analyse : commençons par le positif : cette note pose un cadre pour le travail à distance, tant pour les agent.es éligibles que pour les lieux depuis lesquels il est possible de travailler à distance. Cela évitera peut-être le sentiment d’injustice et d’incompréhension en cas de refus de la part de la Direction.
Mais la liste des lieux est très restrictive. Pourquoi ne pas intégrer tous les sites pérennes ? CRA, centres de maintenance par exemple ? La Direction reste sur sa ligne « Cette liste correspond à des sites pérennes où sont exercées principalement des activités en horaires de bureau. » Derrière cette position de principe, on peut se poser des questions sur la volonté de la Direction Générale sur les implantations territoriales à long terme…
Pour nous, de nombreux collègues qui ont le sentiment d’avoir subi des injustices se retrouvent encore perdant.es : technicien.nes de maintenance en région, MC à distance
Focus sur l’examen IT Pro :
« Les lauréats de l’examen professionnel ITM ou de la liste d’aptitude, exerçant déjà en travail à distance sur un poste non requalifié, peuvent candidater sur des postes travaillables à distance après leur réussite à l’examen mais la possibilité de pouvoir obtenir un poste travaillable à distance ne leur est pas garantie. Ils disposent d’un délai d’un an pour être retenus sur un nouveau poste.
Concernant un personnel affecté sur un poste de MC (ou de MCA) qui réussit l’examen professionnel ITM ou est promu via la liste d’aptitude, il devra rejoindre le CMIR (ou le CRA) de rattachement s’il souhaite rester sur un poste de MC (ou de MCA). Dans tous les cas, il se verra proposer dans un délai d’un an suivant sa promotion un poste travaillable à distance. »
Notre analyse :
C’est insuffisant. Le souhait du SNM est que les MC qui ont déjà subi des restructurations et se retrouvent parfois seuls dans leur centre puissent devenir ingénieurs (via l’IT Pro) et puissent conserver leur poste dMC à distance. Cela concerne peu d’agent.es et ne demanderait pas à Météo-France un effort considér.
Seule concession obtenue de la Direction en CSA-EP : les MC à distance obtenant l’IT Pro pourront postuler sur un poste éligible au travail à distance. En revanche, s’ils souhaitent rester MC et/ou si le(s) poste(s) proposé(s) en travail à distance ne l conviennent pas, ils devront toujours regagner le CMIR ou CRA de rattachement… ou refuser le bénéfice de l’examen.
Mais ce problème ne concerne pas que les MClus globalement nous revendiquons aucune mobilité géographique suite à la réussite de l’examen ITPro quel que soit le poste le lieu de travail.
Enfin, nous déplorons le grand manque de postes ouverts au travail à distance dans les cycles de mobilités. Pourtant, la possibilité de travailler à distance est une demande de nombreux collègues en région pour avoir des évolutions de carrière face au sentiment d’être bloqué sur son poste s ne pas déménager. e SNM-CGT rappelle cette demande régulièrement à la Direction. C’était un point du protocole d’accord d’octobre 2023 sur 3P : « La direction veillera à ce qu’un nombre suffisant de postes travaillables à distance soient ouverts. »
Pour le cycle de mobilités actuel, un seul poste ITM est ouvert au travail à distance, 0 TSM. Est-ce cela que la Direction Générale considère être un nombre suffisant ?
La note complète sur le travail à distance est accessible dans le communiqué de la Direction Générale suite au CSA-EP du 25 mars 2025.
