Après un an de négociations, le SNM-CGT a décidé de signer le protocole d’accord de lutte contre les discriminations et les haines.
Pour le SNM-CGT, ce protocole, dans son contenu, ne va toutefois pas assez loin. Il ne permet pas de s’attaquer aux causes structurelles des discriminations dans la Fonction publique, aggravées par l’individualisation des rémunérations (gel du point d’indice et mise en place de primes dites « au mérite » telles que le CIA) et par la remise en cause des statuts (recours massif aux contractuel·les, le plus souvent en CDD, sous-traitance), que le SNM-CGT ne cesse de dénoncer.
Néanmoins, la signature de ce protocole acte un point fondamental : s’il est nécessaire de sensibiliser et de former les personnels, c’est bien parce que des discriminations existent. Cette reconnaissance officielle constitue une étape essentielle dans la lutte contre ces pratiques. Identifier les discriminations est en effet un préalable indispensable pour exiger de l’administration qu’elle y mette fin.
Cette signature permet également au SNM-CGT de s’impliquer pleinement sur ce sujet afin de contraindre l’administration à respecter ses engagements, mais aussi de tenter d’aller plus loin en proposant des mesures supplémentaires.
L’objectif du protocole, que vous trouverez ici (lien intramet : https://intramet.meteo.fr/etablissement/actualite/lutte-contre-discriminations-haines), est de prévenir et de lutter contre toutes les formes de discriminations et de haines, en prenant en compte les 25 critères de discrimination reconnus par la loi française, à travers un plan d’action détaillé en annexe.
