En cette journée internationale pour le droit à l’avortement du 28 septembre 2025, nous exprimerons notre solidarité avec les femmes du monde entier qui n’ont pas accès à ce droit. Avec celles qui sont poursuivies par les anti choix, traditionalistes religieux ou masculinistes, quand elles luttent pour une société égalitaire en défendant leurs droits.
Nous voyons ces politiques à l’œuvre aux USA, en Pologne, en Hongrie, en Italie, et cela aboutit à la mort de jeunes femmes par refus de soins. Aujourd’hui, en Pologne, aux USA, des médecins ont peur d’être poursuivi.e.s pour complicité d’avortement illégal. Cet été, le gouvernement des États-Unis a décidé de détruire un stock de médicaments contraceptifs. Le gouvernement américain a rejeté toutes les offres d’organisations humanitaires internationales, des pays et des acteur·trices mondiaux·ales de la santé de rachat ou de redistribution de ces contraceptifs, au départ destinés aux pays partenaires à faibles revenus. L’administration Trump s’est montrée implacable dans son obsession de contrôler le corps des femmes, non seulement aux États-Unis, mais aussi dans le monde entier. Des palettes de contraceptifs de l’USAID (Agence des États-Unis pour le développement international) restent inutilisées dans des entrepôts en Belgique et doivent arriver en France pour être détruits (nous ne savons pas si cela a déjà été effectué). La Fédération internationale pour le Planning familial estime que cette destruction pourrait priver 1,4 millions de femmes et de filles en Afrique de moyens de contraception.
Dans ce contexte européen et international de poussées suprémacistes d’extrême droite, nous exigeons l’inscription du droit à l’avortement dans la Charte européenne des droits fondamentaux de l’Union européenne. En France, la politique du pouvoir est toujours de réduire le nombre d’hôpitaux et de maternités de proximité. Des centres de santé sexuelle de proximité, sous prétexte d’ »effort budgétaire », voient leurs portes se fermer par des collectivités territoriales (Drôme par exemple). L’allongement du délai à 14 semaines de grossesse, l’inscription de la liberté garantie ne suffisent pas si, dans les faits, les femmes se retrouvent démunies et seules. Les établissements pratiquant des IVG sont surchargés, et cela complique l’accès à l’avortement en raison du délai légal à ne pas dépasser. L’attente et la pression qui en découle empêche souvent les femmes de choisir la méthode pour avorter. Il est urgent de rouvrir et d’ouvrir les centres IVG et maternités de proximité pour faciliter l’accès des femmes à leurs droits, et aussi de soutenir les associations qui militent pour ces droits, comme le Planning Familial. Nous dénonçons également la double clause de conscience qui constitue toujours un frein à l’accès à l’avortement.
Notons aussi qu’un seul et même labo, Nordic Pharma, possède le monopole de fabrication des médicaments nécessaires à la réalisation des IVG médicamenteuses, ce qui le rend très vulnérable à la pression des anti avortements.
Nous manifesterons le 28 septembre 2025 pour la défense et l’application effective du droit fondamental à l’avortement partout dans le monde.
